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Mon légionnaire...
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Ce soir je squatte chez ma mère...
Une fois n'est pas coutume... Je vais vous raconter une histoire qui ne va pas forcément vous faire sourire... Parce qu'aujourd'hui, c'est le 30 avril... Et c'est Camerone...
Pour beaucoup d'entre vous, ce mot ne doit rien évoquer... Mais pour moi, c'est toute une histoire... Alors aujourd'hui je vais être impudique (ne rêvez pas, je ne vous donnerai pas de photos coquines de moi), et déroger à mes billets souriants et humoristiques... Vous avez encore le temps de faire demi-tour et de passer au post suivant...
Un jour, c’était un lundi, il y a bien longtemps, un homme m’a regardée en souriant. J’ai plongé mes yeux dans les siens et nous sommes restés là tous les deux à nous observer… Mes yeux verts dans ses yeux noisettes… Il y avait plein de gens autour de nous. Il me regardait, je le regardais et nous étions seuls au monde…
Longtemps, il a été à mes côtés, il a consolé mes chagrins, m’a encouragée quand je doutais, m’a regardée sourire et puis rire. Longtemps, il m’a prise dans ses bras, il a caressé mes cheveux, il m’a bercée de mots d’amour… Bien sur, il y a eu des coups de gueule… Quelquefois… Des mots qu’on regrette et puis des trahisons… Il est parti et il est revenu, et puis c’est moi qui suis partie… Mais notre amour n’a jamais faibli.
C’est lui qui a ouvert mes yeux sur le monde, c’est lui qui m’a donné le goût de la fête, c’est lui qui m’a fait connaître mes premiers ailleurs, c’est lui qui m’a appris le sens du mot amour et puis celui du mot humour… C’est lui qui m’a conduite à la clinique quand j’ai mis au monde mon premier enfant. Pour moi, souvent il a été là quand il le fallait.
Et puis un jour, son regard n’a plus été le même. Et j’ai appris qu’il était malade. Le genre de maladie qui n’arrive pas qu’aux autres, celle que l’on appelle rare, orpheline ou je ne sais quoi d’autre pour justifier du fait qu’on ne sait pas les soigner… Celle-ci s’est appelée PSP.
Tout le monde a fermé les yeux. Moi j'ai ouvert les miens. Envers et contre tous, j'ai voulu savoir, pour lui, pour moi. Curieuse, je suis allée creuser. Alors je me suis assise sur le carrelage de ma cuisine et j'ai pleuré… Longtemps… J'ai hurlé aussi, saloperie de vie !!!
Et puis un jour il a cessé de parler et il ne pouvait presque plus bouger, mais quand ses yeux se plongeaint dans les miens, nous étions toujours seuls au monde… Il m'a offert sa dernière crise de fou rire un jour ensoleillé du mois d'août deux mille six, et je sais aujourd'hui que chaque instant est précieux.
Il s'est battu, la tête haute, sans jamais un mot pour se plaindre... Il disait toujours "ça va, ça va"... Et puis il est parti sans faire de bruit un matin de janvier deux mille sept...
Cet homme c'était mon légionnaire à moi. Et c'était mon père...
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quel bel hommage rendu à son père, et comme c'est triste de perdre ses parents, c'est pour cela qu'il faut les choyer quand ils sont encore là ! bonne soirée francine amitiés
 oxo (16/07/07 21:45) |
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magnifique hommage a un pere, ces peres a qui on ose pas dire je t'aime et apres on s'en mord les doigts car il est des fois trop tard.
il y a quelques jours avant qu'il subisse une grosse operation j'ai eprouvé le besoin de dire "papa tu sais que je t'aime"a mon pere, aussi loin que je me souvienne je ne me rappel pas lui avoir deja dis ces mots et pourtant nous les aimons alors il ne faut plus de retenu.
ton histoire me fait reflechir,il faudra a l'avenir que je dise plus souvent a mes parents que je les aime tres fort.Merci babz (09/05/07 22:09) |
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J'ai été touché, merci et courage pour l'avenir. markes (01/05/07 18:31) |
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Je n'ai pas eu le temps de lui dire, qu'il partit. Alors j'ai continué à aimer, et là je n'ai pas pensé à lui dire zut !et j'ai continué. Ensuite je lui ai dis, mais je n'ai pas eu le temps de lui dire encore et encore. Mais là, enfin, il y a un mois j'ai pu lui dire, juste à temps mais pas en mots. Ils furent mon père, mon frère, mon mari et ma mère. Et j'en ai marre de n'avoir su que dire au fait, trop tard, encore et oups j'ai oublié de te dire.
Mes pensées, là, sont à vous. cumeta (01/05/07 16:05) |
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Très beau. Emouvant. Pas un mot de trop. Bel hommage. serge (30/04/07 23:04) |
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Pas de mot, un silence, je t'embrasse. ed (30/04/07 22:43) |
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