Je ne vous dirai pas que je suis annamite ni tonkiki, tonkinoise , mais comme disait Confucius:
" Se regarder scrupuleusement soi-même et ne regarder que discrètement les autres "
Mais j'avais toujours rêvé d'avoir quelques petits -enfants aux yeux bridés , peut-être à cause du beau vietnamien qui m'avait demandé en mariage, lorsque j'avais 16 ans .
-" Niet ! "ont dit mes parents ;" trop jeune " ! .Et puis , un tout petit peu plus tard, je suis tombée amoureuse d'un bel hidalgo et j'ai oublié mon vietnamien .
Pour les petits- enfants , cela a failli se produire avec un de mes enfants :hélas! Là, aussi , l"occasion est passée ...
Je fais quelques plats chinois et vietnamiens de temps en temps , pour me consoler ... .
Aujourd'hui d'ailleurs, nous allons manger chinois " sauté de mihn ": je ne vais rien faire sauter ,promis , juste les vermicelles chinois ....
Comme le disait Confucius:
"Dépasser le but, ce n'est pas l"atteindre"
Je ne suis pas allée plus loin que Singapour , où j'ai failli me retrouver "clandestine " après un mois de vacances, car j'avais oublié que que mon visa ne durait que 28 jours !!
J'en ai ramené un beau tampon rouge sur mon passeport!
Pour cette raison , je ne peux pas chanter :
"Nuit de Chine, nuit câline , nuit d'amour " ..(Je connais mes classiques grâce à ma maman qui chantait du matin au soir )
Je n'ai pas fumé d'opium non plus, car si j'étais allée au Vietnam j'aurais eu trop peur d'avoir le mal de mer sur la la jonque mystérieuse , dans le port de Saïgon .
Comme disait Confucius:
"L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte !"
J'arrête là , mes chinoiseries , sans oublier de souhaiter une bonne année du dragon aux chinois du monde entier
Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai fait des longs séjours dans les îles lointaines .
Parmi celles-ci, Mayotte, une petite île qui sentait bon, l'ylang-ylang .
La vie y était très rudimentaire ,lors de mon premier séjour . Pas de télé, pas de téléphone, pas de magasins ...
On avait installé des tonneaux sur le toit de chaque maison (dans le camp militaire ) pour recueillir l'eau de pluie qui arrivait jusqu'aux robinets dans la cuisine et la salle de bain .
Nous n'avions l'électricité , que quelques heures par jour .
Il y avait aussi quelques prisonniers et une prison sans barreau sur l'île.
Les prisonniers ne se sauvaient pas : ils ne risquaient pas d'aller bien loin sur une île de 3 km sur 2km.
Ils faisaient des petits travaux de voirie , sans se presser .
Pour aller à la grande île , proche , il y avait des petits bateaux ou des grandes barques plutôt.
Et c'était les prisonniers qui pégayaient pour emmener les personnalités et les familles de l'armée et des services publics , toujours aussi tranquillement .
Pourquoi se presser quand on a toute le vie devant soi ?
Je me souviens d'un voyage avec eux: nous étions quelques femmes , pas un seul homme et nous voilà , voguant sur l'Océan Indien , pour une demi-heure de promenade .
Nous n'étions pas très rassurées : s'il leur prenait l'envie de prendre notre argent, et de nous jeter à l'eau ?
Mais pas du tout; ils nous ont gentiment emmenées de l'autre côté de la rive et nous ont attendues , pour le retour .
Je crois , qu'ils étaient très heureux ainsi; logés et nourris , ils ne leur manquait même pas la liberté et personne ne les brutalisait .
Pendant on second séjour là-bas , ce n'était plus pareil .Et maintenant que c'est devenu un département français , ils ont découvert la grève !
Ils sont vraiment français!
Ah!AH!J'ai titillé l'orgueil masculin!
N'ayez crainte messieurs ;on aura toujours besoin de vous , mais si un jour vous disparaissez ,on se débrouillera! hi!hi!
A la banque de France d'Ajaccio, on jette l'argent, non pas par les fenêtres mais dans les poubelles!
Ils ont bien essayé de garder le secret mais , des employés de cette banque, qui fouillent les poubelles, avec une escorte policière , cela ne pouvait passer inaperçu !
Et ce n'est pas quelques malheureux billets qui ont été jetés: ce sont 400 billets de 100 euros ; oui, vous avez bien lu !
40 000 euros jetés à la poubelle !
Que s'est-il passé ? Personne n'en sait rien, sauf quelques employés de cette banque . Quelqu'un qui a "pété les plombs "? Un employé distrait ?
En attendant, pour les éboueurs, c'était un spectacle réjouissant , de regarder les cols blancs, farfouiller , comme des SDF , à la recherche , non pas de restes de nourriture , mais de beaux billets bien craquants.
Mais , vraiment, il n'y a pas de justice: ils ont réussi l'exploit de retrouver le sac qui contenait les billets, après quelques heures de fouilles dans la décharge municipale de la ville .
Je crains que le responsable de cette bavure se retrouve à la rue , en train de vider les poubelles pour le restant de sa carrière .
L'argent a retrouvé sa place bien au chaud dans les coffres de la banque : il va peut-être parfumer ses copains ?
Mais , l'argent n'a pas d'odeur , n'est- ce pas ?
La semaine commence avec un grand soleil...
J'ai passé l'après -midi d'hier à apprendre de vieilles danses oubliées , avec mon groupe de quadrille.
Dans la plupart des régions de France et d'ailleurs, beaucoup jeunes essaient de perpétuer ce patrimoine culturel en plus des chants .
Chez nous, les jeunes corse n'osent pas danser , surtout ce genre de danses.Ils ne se rendent pas compte que cela leur fait perdre une partie de leur identité .Il ne suffit pas de chanter ...comme la cigale ..
Alors, les anciens , tiennent à bout de bras tout cela.
Mais , après eux ?
Bon, parlons d'autre chose .
Nos candidats à la présidentielle , s'agitent , s'agitent .A force de s'agiter ,ils vont perdre le peu de crédibilité qu'ils essaient d'avoir.
Ils nous promettent des lendemains qui vont chanter: chacun a une solution pour régler la crise mondiale .
Il suffira d'ouvrir le porte-monnaie:pas le leur, mais le nôtre pour qu'ils puissent prendre ce qu'il nous reste .
Ne parlons pas des législatives: les bagarres ont commencé .
Les hommes politiques déjà en place, essaient de fourguer quelqu'un de leur famille , ou leurs amis.
Ils barrent la route aux femmes , tous d'accord : alors ,moi j'ai décidé de ne pas voter pour un mec.
Toutes les femmes devraient faire comme moi, tant qu'il n'y a pas autant de femmes que d'hommes à l'assemblée nationale .
Vu , l'état de la France, elles ne feront pas pire !
Mais gardons le moral : tant qu'on ne paiera pas le soleil,et la pluie on pourra survivre .
Il s'est passé un drame assez sordide, voici un certain temps.
La personne présumée coupable , est passée en jugement: des témoins l'ont accusé en disant qu'ils avaient reconnu non pas la personne, mais la cagoule qu'il portait ce jour-là.
Cette affirmation m'a laissée perplexe: ce n'est pas donné à tout le monde de reconnaître une cagoule !
Elles se ressemblent toutes plus ou moins : je sais qu'en Corse ,on en fait une consommation importante : on doit être la région qui en achète le plus !
D'ailleurs, à ce propos, je trouve que les fabricants ne font pas preuve d'imagination créative : ils pourraient en faire de toutes les couleurs , (une cagoule rose , c'est beau non ? ) de plusieurs tailles, avec des motifs ...
sympathiques, pour femmes, une mode de la cagoule ...
Des cagoules fluos ..non, cela pourrait être dangereux pour ceux qui les porteraient!
Je suis certaine que cela aurait beaucoup de succès , surtout en Corse.
Pour revenir , à la cagoule reconnue, il est possible qu'elle ait été tricotée par la grand-mère du bonhomme ? Comme dans le film "l'affaire corse "
Elle était peut-être à rayures ? A petits pois roses ? Avec un pompon rouge ?
Le journal ne le dit pas .
Et si je m'en tricotais une ? Quelles couleurs vais-je choisir ?
je pourrais la mettre lorsqu'il neigera ....
BONNE FIN DE SEMAINE
Je suis allée dans le Boziu ,jolie région perdue dans la Corse profonde , hier, voir ma copine Monique .
Une vieille croix sur, le bord de la route se demandait ce qu'elle faisait là .
Le soleil brillait, le verglas verglaçait sur la route : il y a bien quelques pancartes , par-ci par-là ,mais comme elles désignent toutes les mêmes villages ,une question se pose:
Quel est le plus court chemin ?
Oserai-je franchir ce pont en ruine ? Oui finalement !Que ne ferai-je pas pour aller voir Monique!
Est- ce que j'arrive dans un village abandonné ? Un vieux vélo à la retraite , se repose contre un mur; Une pensée me hante tout à coup:
-Ce n'est pas le vélo de Monique ? Elle l'a laissé là et elle est partie à l'aventure par le vaste monde ?
Je continue pour en avoir le coeur net !
Horreur! Un vieux camion militaire gît les pneus crevés ! Des balles ? un obus ?
Y -a-t-il eu la guerre depuis la dernière fois que je suis venue ?
Je regarde autour de moi: ouf, les maisons semblent entières ! Mais où est celle de Monique ? ça y est , je l'aperçois là-bas ...
Je m'approche , je vois une boîte aux lettres solidement coincée sous un parpaing: j'en déduis que le vent doit souffler très fort par ici !
C'est bien celle de Monique !
D'ailleurs elle m'attendait , en me mitraillant : non pas avec une kalachnicov, mais avec un appareil photo.
Nous avons mangé une délicieuse galette de pois chiches ; je ne vous dirai pas ce que nous avons bu !
Le mari de Monique nous a fait une délicieuse chantilly avec une maestria , qui dénote une grande expérience en la matière ! Non, je n'ai pas dit qu'il était gourmand , c'est vous qui le pensez! D'ailleurs ,il n'y a qu'à regarder son assiette:
C'est peu n'est- ce pas ?
Mais je suis repartie repue, la peau du ventre bien tendue, merci petit .. mais non , merci mes amis !
Bonne journée à vous tous
J'ai passé mon permis de conduire à Madagascar : je ne l'ai pas eu dans une pochette-surprise ; d'ailleurs cela n'existait pas là-bas!
Le directeur s'appelait Mr Sadak :il était indien : mais non, pas avec la peau-rouge et des plumes sur la tête !
Un indien d'Inde !
Les moniteurs étaient malgaches .
On apprenait à conduire dans les rues de Diego-Suarez ,une ville du nord .
Pour arriver jusque-là, c'était déjà une vraie expédition !
J'habitais en brousse; il fallait donc prendre un taxi-brousse , sorte de camionnette, pleine à ras bord de passagers entassés comme des sardines;Il y avait en plus, des poules (des vraies) des canards, des lapins .
Lorsqu'on arrivait entiers (les chauffeurs faisaient la course ), on poussait un grand soupir de soulagement, on se défroissait un peu, et les vêtements parfumés de senteurs diverses, nous allions faire nos courses .
Donc, j'apprenais à conduire sans problème .
J'ai eu mon permis aussi sans problème , du premier coup.
D'ailleurs , le moniteur qui était sur le siège arrière, pendant l'examen, donnait un coup de pied dans mon siège chaque fois, qu'il fallait mettre le clignotant, freiner , klaxonner ...
C'est peut-être à cause des chauffeurs de taxi-brousse que j'ai appris à conduire vite , car on me dit toujours que je roule trop vite !
Mais , je n'ai jamais eu d'accident de conduite .
Vite , vite ,il faut que je touche du bois ! Ma tête, où est ma tête ?